Quel reverse proxy pour quel problème ?
Une antisèche pour décider vite. Le critère n'est pas l'outil le plus rapide sur le papier, mais l'environnement : statique et mature, conteneurisé et dynamique, load balancing pur, ou service mesh.
Pars de Nginx pour sa maturité et son écosystème. Passe à Caddy si tu veux du HTTPS automatique sans effort, à Traefik si ton infra est déjà conteneurisée avec service discovery, à Envoy/HAProxy pour du L4/L7 très haute performance.
Nginx / proxy généraliste
Le défaut mature. Documenté partout.
Choisir si : reverse proxy classique, serveur de fichiers statiques, configuration stable et bien connue.
Éviter si : besoin de service discovery dynamique natif — reload de config nécessaire pour les changements.
Traefik / proxy cloud-native
Découvre tes services tout seul.
Choisir si : infra conteneurisée (Docker, Kubernetes), certificats Let's Encrypt automatiques, config dynamique sans reload.
Éviter si : infra statique simple sans conteneurs — la découverte automatique n'apporte rien.
HAProxy / load balancer L4/L7
La référence pour l'équilibrage de charge.
Choisir si : besoin de load balancing très performant, algorithmes d'équilibrage fins, forte charge en production.
Éviter si : besoin de découverte de service automatique — configuration plus manuelle que Traefik.
Envoy / proxy service mesh
Le proxy des architectures microservices.
Choisir si : service mesh (Istio, Consul Connect), observabilité fine entre services, communication interne complexe.
Éviter si : petite appli simple — complexité opérationnelle non justifiée sans plusieurs microservices.
Caddy / proxy simple
HTTPS automatique, zéro configuration.
Choisir si : petit projet, HTTPS automatique sans effort, config minimale voulue.
Éviter si : besoin de réglages très fins de performance ou d'un écosystème de plugins aussi large que Nginx.